www.DipintiAutenticita.com   dernière révision: 04/04/2008

 

Fondazione Gottfried Matthaes
 

Le contrôle de l'authenticité des peintures
modernes
Une section du Museo d’Arte e Scienza

 


Pour informations détaillées sur l'authenticité des peintures
anciennes
 consulter nos site www.paintin
gsauthenticity.com


Les peintres des cent dernières années ont voulu bouleverser le monde de la peinture. Leur tendance à vouloir expérimenter, outre leur style, de nouvelles techniques et de nouveaux matériaux, limite la possibilité d'effectuer des contrôles scientifiques. Aujourd'hui, l'on tend à vouloir remplacer les contrôles techniques en ne tenant compte que de la signature de l’auteur. Dans la peinture moderne, l’authentification de la signature devient le privilège d’experts ou de groupes d’experts. Pourtant, les méthodes scientifiques conservent une possibilité toujours majeure. Il s'agit de l'élimination de nombreuses copies et des faux grâce à la datation du matériau, ce qui permet d’établir l’incompatibilité de l’âge d'une peinture avec la période d’activité d'un peintre. De nouvelles méthodes permettent de faire reculer continuellement la période contrôlable qui, à l'heure actuelle, arrive, dans de nombreux cas, près des années 1920.

 

L'œuvre d'art
est matière

avant même d'être un message.

 

Dès qu'elle est achevée, l'œuvre acquiert sa propre individualité, une synthèse de la pensée de la sensibilité et de l'habileté manuelle de son créateur.

(M. Hours
Ancien Inspecteur Général
des Musées de France)

"Giuditta I"
de Gustav Klimt

 

Copie récente de la
"Giuditta I"

 

 

Exemple de certificat effectué par le laboratoire scientifique du musée
 sur une peinture de la fin du 1800

 

Laboratoire Scientifiques du
Museo d’Arte e Scienza

 

 

Résultats des analyses scientifiques effectuées sur la peinture sur toile (cm 49 x 60) représentée dans la photographie reportant la signature "Sisley"


Abstract
La vérification de l’'authenticité
de la peinture a été effectuée  au moyen d’examens objectifs du vieillissement de la matière et des techniques utilisées.
En détail:

1) à travers de la datation spectroscopique du bois du châssis, après avoir vérifiée son originalité.
2) avec le stéréo-microscope en étudiant les caractéristiques de la couche picturale (séchage du liant, craquelure, marque du châssis, etc.)
3) grâce à la Lumière de Wood et au microscope pour examiner les zones restaurées.
4) au moyen de la Reflectographie infrarouge pour étudier la peinture en profondeur.
5) parmi le microscope, la lumière de Wood et la Réflectographie pour vérifier l'uniformité de la matière et du vieillissement de la signature.
6) au moyen de la Spectroscopie FT-IR pour analyser les pigments utilisés et pour contrôler le séchage du liant.


Les résultats des analyses permettent d’affirmer la compatibilité de la matière, des caractéristiques du vieillissement et de la technique avec la période de activité de ce peintre.
 

Pour voir les résultats complets: click
 

 

Un laboratoire scientifique au service de l’art

Le contrôle de l’authenticité d’une peinture doit toujours partir avec des tests et examens pour vérifier si l’âge, bien comme les matériaux et les techniques utilisées sont compatibles avec la date de production présumée. Les caractéristiques objectives pour le contrôle de l’authenticité d’une œuvre sont relevées seulement par un laboratoire scientifique!
 

Le but du laboratoire du Musée est de perfectionner les méthodes scientifiques qui existent déjà et d’élaborer des nouvelles méthodes pour le contrôle de l’authenticité d’objets d’art. Les instruments et le savoir-faire du laboratoire sont à la disposition des collectionneurs, experts, restaurateurs, galeries et musées. (Le personnel du laboratoire, qui parle les principales langues européennes, est disponible pour toutes les explications).

Pour toute information complémentaire: Tél.: 0039-02-72022488
Email: info@museoartescienza.com


Les analyses effectuées par le laboratoire:

Datation et caractérisation spectroscopique du bois

Contrôles microscopiques de peintures

Analyse des couches profondes avec la Réflectographie à l’Infrarouge

Analyse de la dureté et du séchage de la couche de peinture

Analyses avec la Lumière de Wood,
les UV et les IR

 

AUTRES ANALYSES EFFECTUÉES DANS LE LABORATOIRE: Analyses chimico-spectroscopiques des pigments, colles,  incrustations, patines, produits de corrosion. Essais scientifiques, pratiques et instrumentaux pour le contrôle de : ivoire, ambre, objets en verre archéologiques, pigments,  métaux, pierres, art bouddhiste et africain, tapis, tapisseries, estampes, livres, horloges, pièces en porcelaine.



 

La qualification
du laboratoire scientifique du musée et de ses méthodes pour l’attestation de l’authenticité

 

L'évaluation et l’emploi des méthodes scientifiques subissent l’influence des lois et des usages locaux.

Base de jugement: Situation en Italie (pays où se trouve le musée).

La plus haute institution pour la lutte contre les falsifications et les imitations est la Guardia di Finanza. Dans le dernier catalogue que cet organisme a fait paraître en juin 2007 pour l’attestation de l’authenticité dans le domaine de l’art, le laboratoire scientifique du Museo d’Arte e Scienza est présenté de façon exclusive et les méthodes qui y sont appliquées pour la datation des peintures, des meubles, des objets en ivoire et d’autres pièces y sont recommandées et amplement décrites sur six pages.

Procédures judiciaires. La valeur probatoire de la méthode de datation spectroscopique est déterminante dans le cadre des procès civils et pénaux visant à attester l’âge véritable d’objets d’art.Un nouveau projet de loi (26.10.2007) prévoit des peines de réclusion et pécuniaires pour la contrefaçon des signatures et d’autres caractéristiques.

Le marché de l’art: Le pourcentage d’objets non authentiques présents sur le marché est très élevé. Par voie de conséquence, des raisons économiques poussent certains opérateurs commerciaux à refuser les méthodes scientifiques. De plus, en cas de résultat négatif de l'analyse, l'on tend souvent à affirmer que ce n'est pas l’objet d’art qui est faux, mais le résultat scientifique, ou que la méthode est inconnue!!

L’amateur d’art et l’investisseur. L'on offrira des copies et des faux en prétendant qu'il s’agit de pièces authentiques aussi longtemps que l’acquéreur d’objets d’art ne suivra pas, au moment de l’achat d'un objet d’art, les mêmes habitudes que celles qu'il adopte lorsqu'il achète d’autres « produits » en basant son achat sur une garantie crédible de l’authenticité de l’objet. En une époque caractérisée par la technique et la science, il n'est plus raisonnable de se contenter de l’opinion personnelle des experts. Le marché de l’art deviendra fiable lorsque l’amateur d’art deviendra un connaisseur et que, comme le prévoit déjà la loi, il exigera un certificat valable.


 

 


 

La valeur de l’expertise
dans le domaine de l’art

dans l’ère scientifique

 

€ 4.500  
Authentique

 

€ 5.000.000
Enchère du 18 juin 2006

 

Autrefois, les experts en peinture se contentaient d’observer la superficie des tableaux à la lumière du soleil. Cette manière si superficielle était toutefois suffisante, dans la mesure où elle ne s’intéressait qu’à l’aspect artistique.

Aujourd'hui, la manière de juger est restée la même, mais l'on se concentre presque exclusivement sur la signature en négligeant les caractéristiques expressives et la qualité de la peinture.

Le fait qu’il soit souvent impossible, aujourd'hui comme à l’avenir, de reconnaître avec certitude l’attribution à un auteur, incite à penser que l'évaluation actuelle de l’art ne peut que favoriser le marché.

En revanche, les acquéreurs risquent de voir s’évanouir presque complètement leur investissement si l'on assiste à un retour aux goûts et aux jugements traditionnels de la part des amis de l’art.

Cette perte prévisible peut, d'ores et déjà, être réduite grâce à la datation et à l'analyse scientifique des différents matériaux qui composent un tableau et son support. La non-compatibilité des mesures avec les données relatives au peintre permet, pour le moins, d’identifier la plupart des copies récentes et de les exclure avant même le jugement des experts.

L’applicabilité des méthodes scientifiques d’authentification des tableaux anciens s’étend aujourd'hui aux œuvres réalisées jusque vers 1920.

 

Pour informations détaillées consulter nos site:
www.SpectroscopyforArt.com



 

 

Exemple de certificat complet

Laboratoire Scientifiques du
Museo d’Arte e Scienza

 

Des analyses scientifiques microscopiques, réflectographiques IR, avec lumière de Wood et spectroscopiques FT-IR ont été réalisées sur la peinture pur en vérifier la compatibilité de la matière avec la période historique présumée.

Peinture sur toile (cm 49 x 60)
reportant la signature "Sisley"


La peinture se présente, dans l’ensemble, dans un bon état de conservation si on exclut une déchirure évidente en « L » dans la zone centrale à gauche. La toile aussi, surtout près des coins extérieurs, présente quelques petites lacérations.
L’observation préliminaire attentive des bords montre la présence d’un nouveau clouage, alors que les trous libres, dus à un clouage précédent, sont nombreux. Nous remarquons, notamment, pour les deux lames latérales qui forment le châssis en bois, qu’il y a une correspondance parfaite entre les trous actuellement présents sur la toile et les trous sur le châssis situé au-dessous. Nous joignons les deux photographies des deux bords latéraux, où nous avons marqué par une flèche rouge les trous sur la toile qui correspondent aux trous du châssis situé au-dessous (photographies N2, N3 et N4).

 
     
 
   Photo 2

Photo 3 - 4


Après avoir donc vérifié qu’au moins deux lames latérales du châssis sont sûrement originales et nées avec cette peinture, nous avons procédé à leur datation scientifique. L’analyse Spectroscopique de datation du bois a donné les résultats suivants:
 

Essence du bois = conifère

 

Age du bois = 115 +/- 10 ans
(spectres ci-joints)

 

 

L’analyse de la surface peinte


L’analyse de la surface peinte, grâce aussi à l’utilisation du stéréomicroscope, met en évidence les caractéristiques suivantes.
La peinture présente dans nombre de zones une craquelure profonde et ramifiée (Photographe macro N5). Elle résulte s’être, aussi, développée de manière cohérente: elle est différenciée par les différentes couleurs et elle est, surtout, plus marquée sur les zones claires qui, en contenant moins de liant, sont aussi celles moins élastiques et les premières à présenter des craquelures (Photographies macro N6).
 

     

Photo 5 - craquelure plus profonde dans les zones    claires

  Photo 6 - craquelure différenciée pour le différentes couleurs


Nous remarquons, près des bords extérieurs latéraux, des fentes parallèles aussi, exactement au droit du coin intérieur du châssis situé au-dessous; cette caractéristique se forme après une cohabitation prolongée entre toile et châssis. Le fait aussi, que la position de ces fentes corresponde à la position du coin intérieur du châssis actuel, est une confirmation de plus que les lames latérales sont sûrement celles d’origine.
La couche picturale s’est plutôt durcie en raison du séchage du liant pictural et la couleur, soumise à un instrument spécial (duromètre), commence à se craqueler plutôt qu’à se déformer.
Toutes les caractéristiques susmentionnées sont typiques d’une craquelure authentique qui s’est formée de manière naturelle; celles-ci commencent à se manifester après 80-100 ans environ de l’exécution du tableau.
 


Étud
e de la signature
 

L’observation microscopique de la signature (Photographies macro N7 et N8) met en évidence son homogénéité par rapport au reste de la peinture: en effet, il est possible de remarquer que la couleur s’est usée de manière cohérente, surtout dans les zones plus en saillie et qu’elle n’est pas pénétrée dans les fentes de la craquelure comme il serait arrivé si la signature avait été apposée sur une couche picturale déjà ancienne.
 

     
   Photo 7   Photo 8

 

 

Photo 9 - effectuée en éclairant avec la lumière de Wood

L’observation à la lumière de Wood aussi, met en évidence une conformité de comportement de la signature avec d’autres zones du tableau.
Ces observations sont donc en faveur de la simultanéité entre signature et exécution du tableau.

 
 

Analyse à la Lumière de Wood
 

 

Photo 10 - union de deux photos, obtenues à l’aide de filtres spécifiques
et d’une successive élaboration digitale.

L’observation d’ensemble de la peinture à la lumière de Wood
met en évidence certaines zones restaurées, notamment en haut à droite, sur le ciel: ces zones apparaissent en effet comme des taches foncées.

 


A
nalyse par Réflectographie IR
 

L’analyse en réflectographie infrarouge permet d’étudier la peinture en profondeur et d’obtenir des informations sur des éventuels dessins au-dessous de la surface de la peinture. Dans le cas spécifique cette analyse n’a pas déterminé un dessin préparatoire du sujet au-dessous, mais elle a relevé des lignes parallèles aux bords extérieurs, qui définissent un rectangle périmétral.
 

Photo 11 - montre l’angle en bas en correspondance de la signature, bien met en évidence cette caractéristique
(flèches rouges).

 
 

 


A
nalyse spectroscopique FT-IR
 

Nous avons donc procédé avec l’analyse spectroscopique FT-IR effectuée sur certains points de couleur, afin de vérifier la composition des pigments utilisés. Nous avons analysé notamment un blanc en surface, la couche blanche de préparation et la couleur bleu ciel de l’eau du fleuve.
 

La couleur blanche en surface a résulté être composée de: blanc de plomb avec du sulfate de baryum et ajout de blanc de zinc;
le blanc de la préparation est au contraire composé de céruse et de carbonate de calcium,
tandis que le bleu de Prusse a été utilisé pour la couleur bleue
(Spectres joints).


L’absence du blanc de titane, utilisé qu’à partir de 1920, a été elle aussi vérifiée.

 
 
 
 
 


Il ressort également, de la même analyse, une contribution basse due au liant pictural (pic à 1735 cm-1) synonyme d’un séchage avancé.
 

Conclusions:

Les observations rapportées ci-dessus et les résultats des analyses scientifiques forment un ensemble de caractéristiques positives d’un vieillissement naturel de la peinture:

- le
châssis originale ayant un âge de 115 ans
- un avancé sechage du liant et un conséquent durcissement de la couche pieturale
- une craquelure plutôt formée et développée de manière cohérente et naturelle
- une signature homogène qui ne présente anomalies
- la présence lignes parallèles au-dessous de la surface de la peinture typiquement utilisées par le peintre
- l'emploi de pigments cohérents
- un ensemble de nombreuses petites retouches

Les observations rapportées ci-dessus et les résultats des analyses scientifiques forment un ensemble de caractéristiques positives d’un vieillissement naturel de la peinture qui permettent d’affirmer sa compatibilité avec le résultat de la datation spectroscopique du bois du châssis.
L’absence aussi de signes de contrefaçon sur la peinture et sur la signature même et la correspondance avec une période qui coïncide avec les dernières années de vie de ce peintre, est positive.


FIN DU CERTIFICAT
pour revenir au laboratoire: click

 


 

Les pages qui suivent proposent
 trois types d'examens
 qui permettent aux propriétaires de tableaux
de contrôler leur authenticité sur une base
objective (à l'exclusion du nom l'artiste !) :


 

A) - Examens que le propriétaire peut exécuter chez lui en suivant les instructions proposées dans ce site ou dans le Manuel du Musée.

B) - Examens scientifiques exécutés par le laboratoire sur des échantillons prélevés par le propriétaire et expédiés au Musée par la poste.

C) - Examens que l'on ne peut faire qu'au laboratoire auquel l'objet est remis. (Voir les pages précédentes)

Les exemples présentés dans ce site sont ceux qui furent choisis par le laboratoire du Musée d'Art et de Science pour conseiller les propriétaires de tableaux ou leur donner des informations sur les nombreuses possibilités qui existent à l'heure actuelle pour mieux évaluer leurs objets.

Aucune description des caractéristiques stylistiques n'est prévue, dans la mesure où il existe déjà une énorme quantité de livres d'art qui, dans toutes les langues, traitent des aspects formels de façon approfondie. Toutefois, ces textes ont été lus avec grande attention même par les faussaires qui, voulant se spécialiser, par exemple, dans la peinture gothique, peuvent non seulement se documenter sur techniques et les styles de l'époque, mais aussi acquérir des informations plus fines sur un artiste ou un artisan ayant vécu lors de cette période, sur les matériaux que l'on utilisait alors et sur tout le contexte culturel.

Au contraire, ce site et les activités du laboratoire du Musée concentrent toute leur attention sur l'analyse des matériaux, des marques de leur vieillissement et de tout ce qui sert à évaluer l'âge d'un objet.

 


 

 

 A)  EXAMENS FAISABLES CHEZ SOI

Essais visuels avec emploi d'une loupe (1:10).
Parmi les innombrables possibilités disponibles, nous avons choisi les trois exemples les plus significatifs
.
 

1 - La craquelure

L'une des caractéristiques les plus sûres pour distinguer un objet récent d'une pièce ancienne est donnée par les crêpes qui se créent avec le temps dans la couche picturale (craquelures). Ce dommage est dû presque exclusivement à la déformation du support en bois ou en toile.
 

La toile des tableaux se plie  facilement  le long des bords intérieurs du châssis en bois, ce qui provoque l'apparition des premières crêpes parallèles au châssis (a). Les crêpes qui se forment également  au-dessus de la zone du châssis (b) ont probablement été créées artificiellement.

 

Dans les peintures à l'huile sur toile, les crêpes commencent à apparaître dans un laps de  temps allant de 60 à 120 ans.
Elles se présentent d'abord sur le blanc.  Cette caractéristique offre l'une des rares possibilités d'évaluer l'authenticité des œuvres créées par les grands peintres actifs vers 1900
, comme Cézanne,  Gauguin, Van Gogh et bien d'autres.

 

peintures sur bois

Étant donné que la structure du bois se constitue de longues fibres parallèles, avec la déformation du support due à l'humidité ou à la chaleur, les premières crêpes suivent  l'évolution des fibres.

 

 

 
 

 

2 - Les pigments

La plupart des pigments utilisés jusqu'au dix-neuvième siècle provenaient de minéraux, ainsi que d'oxydes d'origine naturelle, de terres différemment colorées et de rares substances d'origine végétale.

La grosseur des grains des pigments est très significative

pour distinguer le "récent" de l'"ancien". Les grains visibles constituent une preuve que les couleurs ont été broyées à la main.

 

Étant donné que le pouvoir couvrant de la couleur augmente proportionnellement à la réduction de la grosseur des grains,  les pigments industriels sont broyés de la manière la plus fine possible. Le fait qu'une peinture présente des grains pratiquement invisibles peut indiquer que cette dernière est récente.

 

De nombreux pigments jaunes sont instables et sensibles à la lumière. Ainsi, si une peinture ancienne présente un jaune brillant, il convient de l'observer avec attention. Les pigments jaunes, mélangés aux bleus, servent souvent à créer du vert. C'est la raison pour laquelle il est rare que les tonalités de vert soient vives. En revanche, elles virent en une teinte indéfinie comprise entre le vert et le marron.

 

 

 

 

3 - Patines et vernis de protection

Dans les tableaux anciens, la couche de peinture la plus externe subit, au fil des siècles, de fortes  altérations de nature chimique et physique.  C'est la raison pour laquelle on applique, sur les peintures anciennes, un vernis de protection transparent.  Si ce vernis était absent,  la surface prendrait un aspect grisâtre. S'il existe, ce voile gris constitue une preuve non falsifiable. Il devient visible en éliminant le vernis protecteur à l'aide d'un morceau de coton imbibé d'alcool (pour effectuer un essai, agir uniquement sur une petite zone proche du bord).


 

En revanche, si l'on exécute le même essai sur une copie récente, on fait apparaître des couleurs fraîches et industrielles. Effectuée de préférence par un restaurateur, l'essai à l'alcool ne provoque aucun dommage.

La méthode la plus commune pour vieillir une surface consiste à y vaporiser un liquide obscur. L’uniformité des taches obtenues diffère de la complexité de petites masses noires qui s'y sont déposées au fil du temps.

 

 

 

 


B)  CONTRÔLES scientifiques EFFECTUÉS SUR DES ÉCHANTILLONS DE matériau PRÉLEVÉS PAR LE propriétaire ET analYSÉS PAR un laboratoire.

   Le but des analyses effectuées sur des échantillons prélevés sur des peintures est d'élaborer les facteurs suivants :
 

.

Le contrôle du type de matériau et la distinction entre le naturel et le synthétique.

.

La comparaison entre l’âge du matériau présent dans la peinture et la date d'introduction et d'utilisation de ce dernier dans la peinture.

.

La datation absolue du bois utilisé en tant que support ou que châssis.

Appliquée par des experts, la technologie moderne permet de faire une distinction certaine entre un tableau ancien et une copie relativement récente, mais elle ne permet pas de  faire la distinction entre un tableau original ancien et une copie de la même époque.
Pour connaître le nom de l'artiste, il est nécessaire d'avoir une documentation historique de l'objet évaluée par un expert sérieux.
 

   Instructions pour le prélèvement du matériau

 

 

I


 

 

Peintures sur table en bois : prélever quelques milligrammes de bois sur la surface et en profondeur, sur le derrière de la table, en suivant les instructions données dans le site www.spectroscopyforart.com. Le prélèvement effectué sur la surface permet d'exclure l'emploi de bois déjà vieux. Le résultat de l’analyse donne avec certitude l'âge du bois.
Peintures montées sur un châssis en bois : Exécuter les essais mentionnés ci-dessus après s'être assuré que le châssis est d'origine.
II 

Pigments, ligands en général et toile : Enlever un morceau de la toile portant des restes de couleur et présentant une surface d'environ 1 cm²  (voir le dessin).

III

Pigments spécifiques (blancs, bleus, jaunes et verts) :
À l'aide d'une lame mince, enlever environ un mm² de la couche de couleur d'une zone peu importante.

     Les résultats des essais II et III donnent le verdict suivant : “compatible” ou “non compatible” avec l'âge présumé.

 

 


C)
Examens spécifiques EFFECTUÉS par le laboratoire du Musée d'art et de science


Grâce aux appareils modernes du laboratoire, une peinture peut être soumise à différentes analyses exécutées avec la réflectrographie à l'infrarouge, la lumière de Wood, le microscope stéréoscopique, la spectrographie IR et avec d'autres techniques instrumentales.

 

Analyse microscopique
Cette analyse permet d'étudier les marques du vieillissement de la couche de peinture, les propriétés des craquelures (naturelles ou artificielles - profondes ou superficielles), les pigments (cristallinité,  pureté et dimensions), restaurations et autres.

 Étude des craquelures

Analyse des pigments

 

 

Lumière de Wood  et lumières monochromatiques
Cette analyse permet d'évaluer l'importance des restaurations, des retouches et des nouvelles exécutions. Elle permet également de reconnaître plusieurs substances fluorescentes.

Mise en évidence des restaurations        

Identification du stucage

 

 

Réflectographie à l'infrarouge. Elle permet d'étudier en profondeur la peinture, de découvrir les dessins ou les quadrillages sous-jacents, les changements d'idées du peintre, la profondeur des craquelures et de détecter les restaurations ou l'emploi de matériaux différents.

Profondeur des craquelures

 Quadrillage sous-jacent

 


 

 

 

 

Analyses Spectroscopiques IR Elles permettent d'analyser différents matériaux pour en vérifier la compatibilité avec la période historique présumée : pigments, ligands, colles et vernis. Ces analyses se font avec des échantillons de matériaux extrêmement réduits.

Échantillon à analyser englobé dans une pastille de KBr

 

L'échantillon est introduit dans le spectrophotomètre

 


 

 

Datation
Spectroscopique IR
du bois
Pour la datation du châssis,
du support ou du cadre d'un tableau.
Informations complémentaires sur www.spectroscopyforart.com

Unité d'analyse spectroscopique

 

Spectre de datation

 


 

 

Évaluation des
 propriétés physiques
 de la matière
Mesure du dessèchement du ligand et de l'élasticité de la couche de peinture avec le "duroflexomètre"

Analyse avec le duroflexomètre

 

Mesure de l'élasticité superficielle

 

Il est également possible d'effectuer des élaborations numériques des images obtenues avec les différentes techniques, des observations à la lumière réfléchie et rasante, des analyses microchimiques.
Rédaction de certificats clairs et complets sur les résultats des analyses.

 


 


La Graphique et les Affiches

Il est difficile d'affirmer que des feuilles de papier coloriées avec des systèmes mécanisés pour la production de masse sont des œuvres d’art. En outre, même pour des pièces signées et vendues à un prix relativement élevé, le risque est très fort.

À titre d'exemple, prenons l'artiste graphique le plus vendu et le plus apprécié : Salvador Dali.
On estime que centaines de milliers, c'est-à-dire la quasi-totalité, des affiches de Dali présentes sur le marché actuel sont fausses. Le principal faussaire fut d'ailleurs Dali en personne. Les faits sont bien connus.
Dali n'eut aucune signature typique dans le domaine de la graphique. Seules les fausses se répètent de façon homogène.

Le contrôle de l'authenticité d'une affiche n'aboutit à aucun résultat.

 

Dalì


  Icônes

Une icône est peinte dans les couvents, par des religieuses et des moines désirant faire preuve de leur foi et de leur dévotion. Le peintre d'une icône tente de faire entrer un esprit transcendant dans la peinture en priant longuement et en jeûnant pendant qu'il crée l'image. Pour atteindre cet objectif, les visages sont peints en plusieurs couches de couleurs que l'on doit laisser sécher avant d'en appliquer une nouvelle. De cette manière, le peintre est contraint de s'adonner à de longues pauses de recueillement.

La principale caractéristique qui permet de distinguer une icône authentique d'une fausse est donnée par la stratification de la couleur dans les visages qui semblent ainsi pratiquement être en relief lorsqu'ils sont éclairés avec une lumière rasante (voir le Manuale del Collezionista d’Arte, p. 65-76).

Pour tout autre approfondissement sur les icônes, voir ce qui a été écrit sur les peintures sur bois.


 

 

Les fondateurs et le staff permanent
du Museo d’Arte e Scienza

   
 
   
 

Gottfried Matthaes
Fondateur et Président

Giovanna Cozzi Matthaes
Cofondateur

 
 
     

Dott. Chim. Peter Matthaes
licencié en Chimie
Directeur du Laboratoire et C.T.O

Patrizia Matthaes
Administration
Silvia Mayer
Language and Communication
Dott. Avv. Martin Matthaes
Avocat - Droit International
 
 
Chiara Civardi
Premier aide de laboratoire
Roberta Delmoro
Historien d'art (Freelance)
Marta Cugnasca
Informatique
Sonia  Checchini
Conservation
       

 

 

MAINTENANT OPéRANTE!

La succursale du laboratoire scientifique milanais pour la reconnaissance
de l’authenticité d’objets d’art anciens de valeur


Le laboratoire annoncé en Allemagne pour la zone de l’Europe centrale, est maintenant opérant pour le prélèvement des échantillons d’objets en bois à dater et pour l’émission de certificats.

Veuillez contacter Dr. Martin Matthaes
+49 (0) 17676305108 – mm@museoartescienza.com

La maison, appartenant depuis 45 ans à la Fondation Matthaes (Museo d’Arte e Scienza) est sise sur les rives du Lac de Constance, prés de Lindau.

 
 

Autres services pourront être demandés, comme toujours, directement au laboratoire du Musée de Milan à la suivante adresse:


Museo d’Arte e Scienza
Via Q. Sella 4 – 20121 Milano
Tel. 0039 02 72022488
Fax 0039 02 72023156

e-mail: info@museoartescienza.com

 

 

Pour plus d’information :

www.Museoartescienza.com        www.AntiqueFurnitureAuthenticity.com  
www.spectroscopyforart.com   www.ArteAfricanaAutenticita.com 
et autres sites

 


AUTRES sitES dU MusÉe d'Art eT DE ScienCE:

www.MuseoArteScienza.com - Le site du musée. Sections: 6 salles dédiées à la reconnaissance de l’Authenticité dans l’art, 5 salles dédiées à Léonard de Vinci (Les activités de Léonard de Vinci à Milan et son Traité illustré de la Peinture) – 5 salles dédiées à l’Art Africain  et à l'Art Bouddhiste, 2 Laboratoires scientifiques pour l’établissement de l’authenticité.

www.LeonardoDaVinciMilano.com - "Léonard Citoyen de Milan" et "Apprécier l'Art à travers les yeux de Léonard de Vinci" d'après son Traité de la Peinture.

www.AuthenticAfricanBronzesandCeramics.com - traite l’authenticité des objets d’art africain en bronze, en pierre et en céramique. Le laboratoire scientifique du Le Museo d’Arte e Scienza a développé des méthodes valables pour distinguer les objets africains.

www.ArtAndScienceHandbook.com - Le guide scientifique le plus complet pour la reconnaissance de l'authenticité d'objets d'art européens et autres, basée sur des facteurs objectifs. 540 pages et plus de 2 000 illustrations en couleurs en 3 tomes et 3 langues.

www.SpectroscopyForArt.com - Méthode scientifique pour la datation du bois et l'identification du type de bois des objets d'art. Reconnaissance de l'authenticité par l'analyse des couleurs, des ligands, des pigments et d'autres substances organiques.

www.AntiqueFurnitureAuthenticity.com - Liste de toutes les possibilités basées sur des facteurs objectifs qui permettent de reconnaître l'Authenticité des Meubles.

www.Excavatedartauthenticity.com - "Une liste de toutes les possibilités qui permettent de reconnaître l’authenticité d’objets archéologiques en céramique, en verre et en bronze provenant du sud de l’Italie, du bassin méditerranéen, de la Chine et de l’Amérique du sud, en se basant sur des facteurs objectifs".

www.AfricanartAuthenticity.com - "Vie et Art en Afrique Noire", la section didactique du Musée consacrée à l'Art Africain (5 salles présentant plus de 350 objets).

www.DendroSpectroChronology.com - Mesures spectroscopiques pour compléter des résultats de datation dendrochronologique incertains.

www.c14spectrodating.com - Mesures spectroscopiques pour compléter des datations qui, obtenues avec la méthode Carbone14, s'avèrent incertaines ou impossibles.

www.Matthaes.org - L’histoire de la Fondation G. Matthaes: de l’ouverture de l’école de peinture à Dresde en 1906 jusqu’au Musée d’Art et Science de Milan.

www.CopiesAndFakesInArt.com - Copies et faux dans les objets anciens.

www.IvoryAuthenticityAnd Age.com - Ivoire, corne et os peuvent être identifiés clairement et datés parmi la spectroscopie.

www.LeonardoTeacherofPaintinginMilan.com - Edition réduite et illustrée du « Traité de la Peinture ».

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